Avantages et inconvénients à devenir autoentrepreneurs

La création d’entreprise individuelle est devenue l’alternative que beaucoup ont trouvée pour échapper au régime du salariat. Que ce soit la vente de produits ou de services, les auto-entrepreneurs ont leur lot de joie et de peine. Avant de choisir ce statut d’entreprise, il convient de connaître ses avantages et ses inconvénients.

Autoentrepreneurs : les avantages

L’un des plus grands avantages de ce statut est la simplicité et la souplesse du processus de création. On peut commencer et arrêter son activité en quelques démarches. Lesauto-entrepreneursont même la possibilité de cumuler leur statut et l’ACRE. Il s’agit d’une exonération des charges sociales pendant les 3 premières années de l’entreprise. L’absence de TVA en dessous d’un certain chiffre d’affaires est également un des nombreux avantages de l’autoentrepreneur. Ce statut convient parfaitement à ceux qui n’aiment pas la paperasse. Les seules obligations sont le suivi et la déclaration du chiffre d’affaires. Il peut se faire à l’aide d’un livret ou d’un support numérique.

Il faut également noter que ce régime permet d’embaucher des personnes. Même si une personne ne peut créer qu’une seule micro-entreprise à la fois, cela ne constitue pas un obstacle pour exercer plusieurs activités. Dans ce cas, on parle d’auto-entreprises mixtes. La même entreprise pourra vendre des marchandises ou des services sans que les statuts ne changent pas. Au cas où la deuxième activité ne serait pas déclarée au moment de la création de l’entreprise, une mise à jour devra être faite au niveau de l’autorité compétente. Il est aussi possible de choisir un prélèvement social et fiscal libératoire forfaitaire. C’est une méthode qui permet de payer en une seule fois l’impôt sur le revenu et les charges sociales. Dans ce cas, l’autoentrepreneur s’engage à payer chaque mois ou trimestre (selon son choix) ses charges calculées d’après le forfait. Comme toute médaille, ce statut a également un revers.

Autoentrepreneurs : les inconvénients

Dans certains métiers, le statut d’autoentrepreneur empêche d’obtenir des opportunités de financement auprès des banques et des institutions de microcrédits. Aussi, le risque de contraction de dette est illimité pour cette activité. L’autoentrepreneur n’est pas protégé comme les détenteurs de sociétés à responsabilité limitée. L’autre inconvénient de ce statut est l’absence de protection contre le chômage. En effet, en cas d’échec de son projet, il ne pourra pas bénéficier d’une assurance chômage. Ce problème peut toutefois être contourné en utilisant le portage salarial.

Le régime d’autoentrepreneur est également miné par le plafonnement du chiffre d’affaires. Lorsque ce chiffre d’affaires dépasse certaines limites, ce statut est automatiquement perdu. Pour les entreprises qui exercent des activités physiques comme la commercialisation de marchandises et des fournitures d’habitation, la limite autorisée est de 90 300 euros hors taxes. Les micro-entreprises qui vendent des services ont leur chiffre d’affaires plafonné à 34 900 euros. Il faut aussi veiller au payement des cotisations sociales et fiscales pour éviter de perdre des avantages. Ces cotisations seront prélevées sur le chiffre d’affaires même si ce dernier n’est pas consistant.

Le régime d’autoentrepreneur sera également perdu en cas d’abstention de chiffre d’affaires sur une longue période. Le statut d’autoentrepreneur est retiré après 24 mois sans CA.